COMPAGNIA DEL LEONE
 
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LES GRANDES COMPAGNIES MERCENAIRES EN ITALIE

QUI FURENT LES CONDOTTIERES?

 
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NOTICES HISTORIQUES - LES GRANDES COMPAGNIES MERCENAIRES EN ITALIE

Les premières compagnies mercenaires étaient placées sous les ordres de condottieres étrangers  comme Fra Moriale, Werner de Urslinger, nommé Guarnieri en italien, Corrado di Landau, Hanneken von Baumgarten, appelé en italien Anichino di Baumgarten et l’anglais John Hawkwook, dit en français Jean Haccoude et en italien Giovanni Acuto. Il s’agissait de bandes d’hommes d’armes qui se réunissaient librement et qui étaient prêts à rendre leur service au plus offrant. En effet, ces bandes étaient composées de tous ces hommes, de n’importe quel rang, qui n’avaient pas une position stable dans la société et retombaient facilement dans l’illégalité. Les rangs les plus bas étaient représentés par des petites gens marginalisés des campagnes ou de la ville et par ceux qui étaient exclus de toute activité, y compris de l’Église. Les chefs, par contre, appartenaient aux rangs les plus élevés :des seigneurs séduits par une vie aventureuse, une vie de gains obtenus de par l’épée ou bien des cavaliers qui avaient été battus et préféraient s’unir aux mercenaires plutôt qu’essayer de rebâtir une fortune qui avait été complètement détruite.

Les Grandes Compagnies, avec leur organisation et discipline, étaient bien plus utiles pour le combat que ces cavaliers avides de gloire, qui ignoraient toute règle ou tactique de guerre. Si ces cavaliers n’étaient pas à la solde de nobles ou rois, ils se livraient au brigandage, rançonnaient les villages les plus prospères et incendiaient les villages plus pauvres. Les cavaliers les plus cruels et gagnants devinrent de plus en plus célèbres et ils attirèrent un tel nombre de compagnons que certaines compagnies prirent des dimensions considérables :jusqu’à 2000 membres, entre fantassins et cavaliers, tous équipés.

L’un des chefs les plus célèbres, Fra Moriale (qui fut ainsi nommé car il était un ancien prieur des Cavaliers de Saint Jean ; en effet Fra, en italien, est l’appellatif utilisé quand on s’adresse à un moine) avait non seulement une Compagnie, mais aussi une suite de conseillers, secrétaires, comptables, juges et même une potence pour exécuter les condamnés à mort. Il est même arriver à gagner une somme considérable, 150.000 florins d’or, de la République de Venise pour faire la guerre à Milan. Il devint très riche et célèbre et il se sentait tellement sûr de soi qu’il se rendit à Rome sans escorte sur invitation de Cola di Rienzo qui l’a fait ensuite capturer et condamner à mort. Les Grandes Compagnies mercenaires déferlèrent sur le sol italien, en passant par la France, la Savoie, la Lombardie et l’État Pontifical. Elles devinrent non seulement un phénomène de grande envergure en Europe, au cours de ce siècle, mais aussi un élément constant qui se transforma en une véritable mode de vie pour une partie intégrante de la société.

Même les gouvernants se servirent de ces compagnies pour leurs guerres, même si, après, ils essayèrent, avec difficulté, de s’en débarrasser. Ces Compagnies mercenaires naquirent après l’an Mille des cendres du système féodal espagnol, flamand et allemand ;elles furent condamnées en 1179 par le Ier Concile du Latran et, en 1366, par une bulle du Pape Urbain V, mais elles firent la fortune de certains chefs italiens, lorsqu’elles arrivèrent en Italie au XIVe siècle. À cette époque, les Communes et les Seigneuries nécessitaient de troupes armées, mais, pour des raisons économiques et politiques, enrôler et entraîner des compagnies urbaines n’était pas convenable.

 

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