COMPAGNIA DEL LEONE
 
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L’ORGANISATION MILITAIRE AU XVe SIÈCLE EN ITALIE

LA SOLDE

LA TACTIQUE AU XVe SIÈCLE EN ITALIE

LES GRANDES COMPAGNIES MERCENAIRES EN ITALIE

QUI FURENT LES CONDOTTIERES?

 
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NOTICES HISTORIQUES - L’ORGANISATION MILITAIRE AU XVe SIÈCLE EN ITALIE

Au XVe siècle, la structure militaire était influencée par des différents facteurs, tels que le métier de soldat, la présence de plusieurs états dans une même région et, surtout, le lien très étroit entre guerre et argent.
Différentes formations militaires coexistaient au sein d’une même armée. Elles peuvent être résumees dans la liste suivante :

  1. Grandes Compagnies mercenaires de Condottieres
  2. Compagnies de fantassins
  3. Soldats professionnels enrôlés individuellement par les différents états
  4. Milices de conscription
  5. Cavalerie «féodale»

Les Grandes Compagnies mercenaires de Condottieres étaient composées de groupes hétérogènes, formés de combattants étrangers ou italiens, et commandées par un Condottiere.
Ces Compagnies se basaient essentiellement sur des groupes d’hommes d’armes «fidèles», qui avaient souvent des liens de parenté avec le condottiere. Ce dernier était à la tête de formations fluides et mouvantes composées de plusieurs unités, nommées escouades, placées sous les ordres de différents condottieres «mineurs».
Ces compagnies étaient engagées par les états italiens sur contrat, le soi-disant condotta, en italien. Selon ces contrats, le condottiere et le recruteur fixaient les soldes de la compagnie, tout comme ses droits et ses devoirs dans les domaines les plus variés: du partage du butin de guerre jusqu’au traitement à réserver aux prisonniers. Ces compagnies, qui, du point de vue tactique, tournaient autour de la grosse cavalerie, englobaient des condottieres, des hommes d’armes et des combattants de différente extraction sociale et provenant de plusieurs zones géographiques.

Au fil du siècle, des groupes d’infanterie autonomes, ainsi que des mercenaires, furent adjoints aux compagnies. Ces mercenaires étaient soit des cavaliers non encadrés (les LANZE SPEZZATE), soit des fantassins (les PROVISIONATI).

LANZE SPEZZATE

Compagnie formée de 12 cavaliers qui recevaient des contrats et des soldes individuels. En 1427, la république de Venise avait 400 lanze spezzate à sa solde, Florence en comptait 150 et Milan, entre 1430 et 1440 environ, en comptait 700.

Il serait logique de penser que l’organisation des Compagnies d’armes dépendait aussi du rang social: les nobles, ou bien les plus riches, formaient la grosse cavalerie, tandis que les moins nantis constituaient l’infanterie, qui pouvait être entraînée plus facilement et qui comportait des coûts moins élevés pour les armements.
Toutefois, la réalité était différente. En effet, il était possible de trouver parmi les corps d’infanterie des véritables spécialistes (les arbalétriers, par exemple) qui, dans la plupart des cas, n’appartenaient pas aux classes sociales susmentionnées ;en outre, certains «vilains» étaient à la tête d’escadrons de cavalerie et des «hommes d’armes» à la tête d’unités de fantassins.

Les compagnies de condottieres les plus grandes comptaient de 500 à 1000 lances, suivies par un nombre de fantassins qui ne dépassait pas un tiers de la cavalerie.
Les armées italiennes étaient souvent composées de compagnies différentes placées sous les ordres du condottiere qui recevait le contrat et la solde les plus importants.
Au sein de ces Grandes Compagnies figuraient les compagnies de fantassins, des unités moins hiérarchisées mais commandées par un chef reconnu, le conestabile. À partir de la deuxième moitié du siècle, ces groupes furent adjoints aux Grandes Compagnies.

Les seules forces militaires permanentes étaient les divisions de garnison et de défense. Ces troupes de garnison étaient composées de fantassins nommés PROVISIONATI puisqu’ils étaient à la solde de l’autorité publique et recevaient une provisione, à savoir une rétribution régulière.
La tendance principale au XVe siècle fut une augmentation constante de ces soldats qui, au fur et à mesure, devinrent une force d’infanterie permanente commandée par des hommes de «l’état», gérée et soudoyée par un système autre que la condotta.
Les provisionati, qui, au début, n’étaient que des «simples» mercenaires professionnels, devinrent des soldats sélectionnés, enrôlés, armés, commandés et soldés par l’état, ouvrant ainsi la voie à la création d’une véritable armée permanente à Milan et Venise. En 1476, la ville de Milan comptait à peu près 10000 provisionati.

Les états géraient aussi les milices de conscription de la ville, une armée territoriale qui respectait l’ancien principe selon lequel tous les hommes aptes à porter les armes devaient être sous les drapeaux et défendre leur ville d’appartenance. Il ‘s’agissait d’une armée pas vraiment entraînée et encline à la désertion, mais qui se révela très utile en plusieurs occasions.

Pour terminer ce tour d’horizon sur les différentes unités qui composaient les armées du XVe siècle, il faut rappeler la cavalerie «féodale», qui dépendait des liens de vassalité et était formée de cavaliers fidèles à un seigneur. Grâce à cette allégeance, les cavaliers obtenaient davantage de bénéfices et de pouvoirs, en échange de leur service.

Contrairement à la CAVALERIE FÉODALE des siècles IXe – XIIe, la cavalerie du XVe siècle était normalement rémunérée: les armées de Naples et Ferrare en sont deux exemples. Toutefois, il convient de rappeler que les condottieres étaient souvent récompensés par la concession de terres et de bénéfices (Milan et Venise en sont deux exemples) afin de lier le condottiere au seigneur par un rapport presque de vassalité. En outre, l’économie de plusieurs villes et de leurs seigneurs dépendait fortement des contrats signés avec les cavaliers :c’est pour cette raison qu’il est possible de parler de CAVALERIE FÉODALE.

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